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L'Edito

Forcing

Par L'Economiste| Edition N°:3146 Le 10/11/2009 | Partager

Pour négocier des contrats, ramener des investisseurs, il faut d’abord séduire. C’est ce que tente de faire le Maroc à travers des opérations de merchandising pays sur le Royaume-Uni ou un label pour les USA. Les éleveurs appellent ce genre d’exercice promener la vache. Et le Maroc a bien raison de la promener en ce moment. Certes, il y a d’autres voies pour faire des affaires. Certaines sont multilatérales comme à l’OMC, mais elles sont moins sereines car l’on y négocie habituellement par plaintes et menaces de plaintes. D’autres sont plus faciles à conduire, en apparence seulement, comme de fermer les ponts-levis dans du protectionnisme qui s’avère in fine hautement coûteux pour la compétitivité pays. A première vue, tout nous sépare de ces destinations-là. Nos entreprises, PME en particulier, ont beau appartenir au peuple de l’entrepreneuriat, elles n’évoluent pas nécessairement dans les mêmes univers que ceux des anglo-saxonnes. Les unes opèrent dans des méga-marchés de consommateurs, à la périphérie de marchés financiers parmi les plus actifs et les plus innovants au monde, la City, Wall Street, les autres doivent faire avec le carcan des réglementations du travail et la surenchère syndicale. Mais à y regarder de près, plusieurs raisons plaident pour que le forcing soit maintenu sur ces marchés anglo-saxons où le tropisme ne se ressent toujours pas sur le volume des affaires.D’abord, ces pays se sont rendu compte qu’il y a une vie après la finance et qu’il était possible de négocier d’autres moteurs de croissance lorsque la reprise sera là. Et c’est là où le Maroc devrait avoir des atouts à faire valoir. Ensuite, ce genre d’exercice reste une opération vérité pour vérifier si la destination inspire toujours confiance aux investisseurs, au moment où se multiplient les rapports sur le manque de compétitivité des pays de la région Mena.Enfin, ne l’oublions pas, nous allons vers un monde financier et économique inconnu. Et il vaut mieux dans ces conditions y aller à plusieurs qu’en solitaire. Mohamed BENABID

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