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    Foot

    Par L'Economiste| Edition N°:4177 Le 23/12/2013 | Partager

    NE boudons pas notre plaisir une dernière fois. Même si nous ne sommes pas tous obligés d’aimer le foot, force est de reconnaître que c’est un vrai phénomène de société. Et lorsqu’il a des relents d’exploits, le sport roi transcende les classes, les villes… L’euphorie du foot, les Marocains ne l’avaient pas connue depuis longtemps. Le Raja qui termine donc deuxième à la Coupe du monde des clubs. Récapitulons. Voilà un club qui était en méforme il y a à peine trois semaines, qui arrive dans cette compétition avec une wild card, et termine en finale contre le plus grand club au niveau mondial, le Bayern. Encore faut-il préciser que les joueurs marocains devaient subir le diktat d’un parcours décathlonien (trois matchs dans les jambes contre un seulement pour l’équipe allemande) comme s’ils devaient mériter de croiser les grands clubs. En réalité, la formidable saga des Verts pourrait être une véritable case study en management.  C’est d’abord le pari un peu fou d’un homme d’affaires, Boudrika, qui y a cru, et a su créer une alchimie autour de lui, entre anciens et nouveaux. Il n’a jamais cédé aux pressions de la vox populi, ni à celles de vide-goussets et autres solliciteurs, nombreux sous ces cieux,  et contrairement à beaucoup de nos politiques, parle peu mais agit beaucoup. C’est ensuite une extraordinaire réactivité comme pour ce changement de manager à la dernière minute avec le recrutement d’un entraîneur tunisien, histoire de provoquer un déclic. L’histoire pourra toujours s’arrêter sur ce que le couple maroco-tunisien est capable de faire en sport. Imaginons ce que cela aurait pu être si l’intégration maghrébine était complète, si les synergies couvraient les autres champs, l’économie, la politique.
    Le rôle d’exutoire a en tout cas fonctionné à merveille. Oubliez toutes les crises, y compris celle du sport. Pour une fois, le bonheur est dans le foot.

    Mohamed BENABID

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