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Valorisation des déchets: Le Maroc doit mieux faire

Par L'Economiste| Le 22/11/2020 - 10:23 | Partager
Valorisation des déchets: Le Maroc doit mieux faire

Même si des avancées ont été notées dans le domaine de la législation, de nombreuses étapes doivent encore être franchies dans la gestion et la valorisation des déchets au Maroc. En témoignent les chiffres: "notre problème c’est que l’on ne valorise pas assez les déchets alors que nous avons un potentiel de valorisation de 20%, (…), aujourd’hui, le taux de valorisation et de recyclage est de 7% seulement", a indiqué Hassan Chouaouta, président de l’Association marocaine des experts en gestion des déchets et en environnement, lors d’un wébinaire sous le thème "Interroger le modèle national de gestion des déchets à l’aune de l'urgence et des opportunités économiques". Cette rencontre, tenue le 17 novembre dernier, a connu la participation de Kenza Sara Elazkem, porte-parole de l'Association Zero Zbel, Christian Ngô, ex-membre du Commissariat à l’énergie atomique et directeur du cabinet Edmonium Conseil ainsi que celle de Badiâa Lyoussi, PHD, Pr à l'Université Sidi Mohammed Ben Abdallah de Fès.

Organisée par l’Institut CDG, cette rencontre a permis de revenir sur la situation de la valorisation des déchets à l’échelle nationale. Selon Chouaouta, le Maroc produit 7 millions de tonnes de déchets ménagers par an, 1,5 millions de tonnes de déchets industriels, 300 000 à 350 000 tonnes de déchets industriels dangereux,7 millions de gravats et 300.000 tonnes de boue. Les participants ont ainsi estimé que l’analyse de la situation du secteur des déchets et l’étude d’un modèle de gestion doivent prendre en considération toutes les étapes de valorisation des déchets, allant de la collecte, au transport et les procédés de traitement, sans oublier la prise en compte des externalités négatives.

Evoquant la région de Souss Massa et la part importante du plastique (52%) dans les déchets agricoles, Badiâa Lyoussi a alerté sur la nécessité "d’organiser le traitement de ce type de déchets, mais aussi le valoriser. Le déchet ne doit pas être une nuisance, il doit être une opportunité à saisir" assure-t-elle. Pour y arriver, les participants ont évoqué plusieurs pistes en vue d’assurer une gestion optimale du secteur. Entre autres, doter les centres de traitement des déchets d’unités d’incinération et de procédés d’optimisation efficaces, pousser vers l’augmentation du taux de recyclage des emballages, l’optimisation de la chaine de logistique en matière de collecte et de transport (usage de véhicules propres, optimisation des tournées de collecte, etc.) et, enfin, la prévention de la production des déchets.

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