Digital et offshoring: L’APEBI expose les priorités à El Othmani

Par L'Economiste| Le 24/02/2021 - 08:38 | Partager
Digital et offshoring: L’APEBI expose les priorités à El Othmani

La Fédération des technologies de l’information, de télécommunication et de l'offshoring (APEBI) entend booster la création d’emploi dans les métiers du digital et de l’offshoring.

Ce sujet a fait l’objet d’une rencontre, mardi, entre le chef du gouvernement, Saad Eddine-El Othmani, le président de l'APEBI, Amine Zarouk, et le vice-président Mehdi Alaoui. La Fédération, qui revendique près de 70 milliards de DH de chiffre d’affaires et plus de 100.000 emplois, a exprimé sa principale préoccupation: "accompagner le Royaume pour la création des emplois de demain et la transformation digitale des compétences nationales". En effet, selon une étude réalisée, ce secteur représente un potentiel de création de près de 50.000 emplois à l’horizon 2023.

L’APEBI a d’ailleurs entamé des discussions avec des bailleurs de fonds internationaux afin de financer des formations et anticiper la mutation des métiers classiques (relation client, métiers manuels à faible prérequis intellectuel). Lors de cette rencontre, la Fédération a sollicité le gouvernement pour la mise en œuvre de quatre mesures "prioritaires". Celles-ci portent sur la création de centres d’excellence et de plateformes de reconversion professionnelle dédiées au digital en faveur des jeunes en situation difficile ou en phase de transition. La Fédération souhaite aussi renforcer le développement de l’écosystème des freelancers à travers de la formation professionnelle et leur intégration dans l’économie numérique.

Elle soutient ainsi le programme "Moroccan Freelancers" qui vise à former 200.000 jeunes sur 4 ans pour être autonomes et auto-entreprendre. Parmi les chantiers qu’elle considère prioritaires figurent aussi l’accompagnement de la transition digitale des régions marocaines à travers la création de PDR digitaux et le soutien à la création de l’écosystème des startups en rendant opérationnel le "Start Up Act".

Sur ce point, la Fédération insiste sur l’urgence de libérer le texte qui définit la nouvelle charte d’investissement avec sa composante concernant les startups.