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L'Edito

Fiscalité

Par L'Economiste| Edition N°:2660 Le 27/11/2007 | Partager

Les débats fiscaux à la Chambre des représentants ont été vifs, intéressants et bien nourris, cette année. Ils arrivent sur leur terme avec le vote aujourd’hui. Depuis près de dix ans, on n’avait pas vu de tels débats en commission. On n’avait pas vu que des groupes politiques soient capables de proposer des idées argumentées et cohérentes.Tous les détails ont compté dans ce débat. Mais le plus important dans cette nouvelle situation est peut-être ailleurs.Il est dans la récupération, par les élus, d’un élément central de leur pouvoir, celui d’intervenir et de décider dans les impôts, en espérant que ceci sera le premier pas vers une généralisation, encore lointaine, du paiement de l’impôt par tous ceux qui le doivent. Bien sûr la marge de décision est limitée puisque, bien logiquement, les élus doivent respecter l’équilibre du budget. Cependant, ce premier pas de la récupération du pouvoir est un acte central dans la démocratie, surtout une démocratie en construction comme celle du Maroc. Pendant de trop nombreuses années, seule la Direction des impôts avait la haute main sur la décision fiscale. Vers la fin des années 90, elle avait réussi à ravir la prééminence aux techniciens de la comptabilité et de la fiscalité, sans la restituer à l’organe politique qu’est le ministère des Finances.Tout en était troqué au point que les contribuables eux-mêmes se sentaient exclus, soumis à des décisions qu’ils prenaient et prennent encore souvent pour des caprices. Le processus va-t-il vraiment s’inverser, revenir à une approche plus démocratique? Il est bien trop tôt pour le dire. La suite des évènements sera aussi importante que le premier pas fait, cet automne, au Parlement.Ne boudons néanmoins pas le plaisir de voir un processus s’amorcer, et le faire sans que la re-politisation ne tombe dans la démagogie. C’est de bon augure.Bon début, il faut continuer.Nadia SALAH

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