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L'Edito

Festivals

Par L'Economiste| Edition N°:2036 Le 06/06/2005 | Partager

ET pourtant, il chante ce Maroc. A voir le succès de tous les festivals, au milieu du marasme social et moral, on peut plagier le physicien Galilée. Du Tanjazz aux Musiques sacrées, et des Gnaoua au Timitar, ces festivals sont des succès payants et populaires, grâce aux spectacles de rue. Ils répondent à une soif nationale de musique, de danse, de plaisirs. Ces festivals, dans la clarté de l’été, détonent dans la sombre ambiance politico-économique actuelle. Celle-ci est entretenue par des médias, même officiels, des hommes d’affaires dépassés, des élus ou des ministres devenus responsables de rien. Tous sont montés sur scène avec quelques contestataires qui se croient représentatifs du peuple, avec des éternels manifestants devant le Parlement, des casseurs. Ils ont formé un orchestre virtuel. Ils jouent une symphonie de tristesse, et montent le son ces dernières semaines. Ceux qui se plaignent ne sont pas ceux qui souffrent; ce sont des privilégiés, par l’argent ou par le temps de se plaindre, et qui en font un métier, un positionnement. A côté de ce Maroc virtuel, il y a un Maroc réel, qui a des problèmes réels, graves: la sècheresse sévit, le chômage s’aggrave, les Chinois déversent, Bouteflika menace, des étudiants sahraouis relaient… Et alors? Le Maroc n’en mourra pas. Il y a quelques responsables politiques, du public, du privé, du caritatif, courageux, qui tractent le reste. Et il y a à la base, des pauvres et des opprimés, pas non plus dans l’orchestre du lamento. Ils sont trop occupés, poussés par la nécessité de survivre au quotidien, ce grand moteur de croissance, qu’aucun intellectuel ne comprend, et qu’aucun politique ne peut améliorer ou casser. Un peu d’animation, de festivals leur fait grand bien. Galilée, physicien du mouvement, fut condamné par l’Eglise persuadée que la terre était plate et immobile; il persévéra avec son célèbre “et pourtant, elle tourne”. Le Maroc chante, danse et tourne aussi.Khalid BELYAZID

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