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L'Edito

Faux-fuyants

Par L'Economiste| Edition N°:2039 Le 09/06/2005 | Partager

Cela fut une véritable catastrophe. L’examen du baccalauréat l’année dernière a enregistré le plus faible taux de réussite de son histoire: 33,62%. Des résultats qui n’ont concerné que l’enseignement public, puisque le privé, lui, s’en est bien sorti. Pourquoi tout ce gâchis? Que fait-on de tous ces bacheliers, qui ont la tête pleine de rêves? A-t-on tiré les enseignements de ce qui s’est passé l’année dernière? On l’espère, particulièrement pour les milliers de candidats qui commencent dès aujourd’hui à plancher sur leur copie.Cependant, une année aura-t-elle été suffisante pour mettre le doigt sur le malaise profond qui touche l’enseignement public et y trouver ne serait-ce qu’un début de réponse ou de solution? Pas si sûr. L’écart entre le privé et le public est encore énorme et les nombreuses tentatives de réforme ont fait chou blanc. De tous les pays du Maghreb, c’est le Maroc qui fournit les plus gros efforts financiers dans ce secteur pour des résultats très médiocres. Et pourtant, le système éducatif ne forme pas fort heureusement que des cancres. Grande nébuleuse aussi pour l’après-bac. Toute importante qu’elle soit, la question de l’orientation n’est aussi toujours pas réglée. En attendant, le choix est très limité. A moins de pouvoir aller dans le privé, les étudiants se ruent dans les facultés bondées soit par habitude, soit parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives. Ensuite, c’est toute une chaîne qui est enclenchée et sur laquelle viennent se greffer d’autres préoccupations telles que notamment la formation dispensée. Combien en auront une qui corresponde le mieux aux besoins du monde du travail?Il y a aujourd’hui encore trop de questions auxquelles il faut d’urgence trouver des réponses. C’est sans faux-fuyants qu’il faut diagnostiquer et parler de tous ces échecs. Car le Maroc est trop longtemps resté au fond de la classe.Meriem OUDGHIRI

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