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L'Edito

Faux-fuyants

Par L'Economiste| Edition N°:1795 Le 22/06/2004 | Partager

OÙ va l’Education nationale? Avec les résultats catastrophiques du baccalauréat, tout le monde est en droit de poser sérieusement cette question. Un taux de réussite à 33,6% signifie aussi que plus de 66% des élèves ont échoué. Pire que l’année dernière. La débâcle ne dit pas son nom. Ces contre-performances ont endeuillé des milliers de familles qui ont beaucoup investi dans la scolarité de leurs enfants. Elles ne savent plus qui il faut charger: le manque de sérieux des enseignants ou la médiocrité des élèves? Le ministère de tutelle qui dispose de 150.000 enseignants et absorbe près de 25% du budget de l’Etat? Pourtant, l’alerte avait déjà été donnée l’année dernière, mais personne ne s’en était inquiété outre mesure. A part quelques sorties politiciennes pour colmater les brèches, rien de sérieux n’avait été entrepris dans ce domaine. Le ministère de tutelle s’était contenté de rectifier le tir avec une deuxième session au lieu de s’attaquer à la racine du mal.Aujourd’hui, c’est plus grave: on répète les mêmes erreurs, en misant sur la seconde session, pour voir le taux remonter. C’est criminel de sacrifier, avec légèreté, des générations entières. Il y va de l’avenir du pays. Dans un monde mondialisé, le taux de réussite scolaire dans les pays émergents est une variable aussi importante que le taux de croissance économique. Et le gouvernement doit s’en expliquer. Il ne s’agit pas de rejeter les échecs sur la réforme engagée, mais s’arrêter pour comprendre les véritables causes de la faillite du système. Les analyser sans faux-fuyants. Visiblement, la transition est mal gérée, et les mécanismes de relais entre classes inefficaces. La déperdition du savoir en cours de route est énorme. L’école doit d’urgence changer ses méthodes et ses pratiques pédagogiques. Une des seules manières d’éviter au pays d’être le dernier de la classe.Mohamed CHAOUI

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