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L'Edito

Fatalité

Par Nadia SALAH| Edition N°:4881 Le 21/10/2016 | Partager
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Les présidents des Chambres, représentants et conseillers, occupent des rangs très élevés dans la hiérarchie du Royaume. C’est normal, ils concentrent sur leur personne la délégation des citoyens. Le président de la Chambre des conseillers a une petite année d’expérience; celui de la Chambre des représentants sera tout neuf.
Ils ont devant eux trois chemins bien différents.
Ils peuvent se contenter d’exister et de lire à la fin de chaque session la note préparée par leur secrétariat sur le nombre de textes traités.
Ils peuvent utiliser leur mandat pour conduire leur carrière dans leur propre parti politique, sans se préoccuper de la vie législative de la Nation.
Ils peuvent aussi se soucier de rénover le fonctionnement législatif, en améliorant la production efficace de lois de meilleure qualité. Ce faisant, ils contribuent au développement de la démocratie, avec entre autres un  contrôle plus intelligent  sur le gouvernement. Honnêtement, il faut reconnaître que dans cette dernière catégorie, on n’a eu qu’un seul exemplaire, Karim Ghellab. Il avait tenté de modifier les méthodes de travail.
Il est vrai que, ni le législatif, ni les partis politiques  et encore moins l’exécutif ou l’administration, personne n’aime ce modèle de président. Il fut et il sera combattu, car il désavoue la conception rentière de la politique.
Pourtant, il faudrait arriver à surmonter ces handicaps. En effet, comment supporter que sur 44 inscrits, seuls 6 élus travaillent  et ne soient donc pas assez puissants pour résister aux pressions produisant un texte si nul qu’il en est devenu contraire à la Constitution – cas réel de l’accès à l’information, droit essentiel du citoyen –? Les cas similaires se comptent par dizaines. Malheureusement.
De telles dérives ne sont pas une fatalité, mais elles sont fatales à la démocratie.

 

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