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L'Edito

Fantaisie

Par L'Economiste| Edition N°:2027 Le 24/05/2005 | Partager

Une bataille sur les chiffres fait rage dans tous les couloirs de l’Etat: des emplois ont-ils disparu ou bien le taux de chômage a-t-il baissé? Il n’y a pas 10% de la population qui est handicapée (ce qui serait vraiment énorme, mais cela a pourtant été dit, y compris par les discours du Premier ministre!), mais “seulement” 5%! Quelle est la prévision du taux de croissance pour 2005: 0,9%, 1,2%, 1,6% ou 2%… ou un autre chiffre encore?.Ces batailles de chiffres et de taux ne sont pas amusantes, elles sont gênantes. En effet, les Marocains, plus que les autres sociétés, sont portés à contester les chiffres. De plus, nous les manipulons avec une légèreté confondante, suivant, bien sûr, ce que nous avons envie de démontrer. On veut décrocher un gros budget pour secourir les enfants des rues et alors quelqu’un, de bonne foi, va charger un peu le nombre de mendiants. Une autre bonne âme va charger encore un peu, et ainsi de suite… Au bout d’un moment, le Maroc se retrouve avec un demi-million de mendiants… dont les neuf dixièmes sortent d’une généreuse imagination.Les batailles de chiffres deviennent féroces en ce moment, opposant ouvertement les services du Premier ministre avec ceux du Haut-Commissariat au Plan. Ces luttes cachent certes quelques rivalités personnelles ou politiques, mais ce n’est pas l’essentiel. Ces rivalités ne font que se servir d’un problème qui, lui, est beaucoup plus urgent. Notre gamme statistique est sérieuse et fiable, certes, mais elle a vieilli. Cela fait des années, 20 ans pour être exact, que les statisticiens eux-mêmes réclament des crédits pour remettre leurs instruments à jour et, procédure essentielle, créer des ponts entre les anciens ratios et ceux qu’ils veulent lancer. Dans ce domaine, tout est important mais rien n’est urgent. Alors, on renvoie et on renvoie encore, et on finit par ne plus savoir qui nous sommes.Nadia SALAH

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