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    A faire

    Par L'Economiste| Edition N°:2294 Le 09/06/2006 | Partager

    Toute idée pour relancer la croissance est la bienvenue. C’est le débat de l’heure et, en somme, c’est logique puisque nous sommes au cœur de la problématique du développement, de création de richesses, de l’emploi… Sur cette question-là, nous avons l’impression qu’il y a un trop-plein d’idées, de benchmarking, mais que l’on tourne en rond. La litanie des insuffisances est à la limite devenue lassante: facteurs comparatifs sous-utilisés, base industrielle faible, consommation modeste, fiscalité lourde ou se concentrant sur quelques acteurs parce qu’il faut bien alimenter les caisses de l’Etat. Ce qui manque aussi c’est l’absence d’action transversale dans les chantiers du gouvernement. Bien entendu, le Maroc ne s’en sort pas si mal question attractivité. Mais il n’arrive pas véritablement à transformer l’essai, à réaliser une croissance forte et durable. Reste la piste de la gouvernance, privilégiée aujourd’hui par la plupart des économistes et institutions internationales. Si l’on veut schématiser, l’on dira que l’Etat improvise trop souvent. Or les Marocains ont besoin d’un Etat courageux qui va au bout de ces réformes. Ils ont aussi besoin d’un fort engagement pour éclairer l’avenir. Négliger cette dimension revient à décrédibiliser tout l’édifice. Il vaut mieux que le gouvernement s’engage dans le temps sur une ou deux réformes, mais qu’il les mène à bout, au lieu de multiplier les effets d’annonce sur X chantiers qui ne seront jamais menés à terme ou carrément bâclés. Ce qui se passe trop souvent c’est que les vraies réformes sont repoussées sous prétexte que… le déficit de croissance les rendrait moins urgentes. Tout cela, les hommes politiques ne l’ignorent point. Mais beaucoup préfèrent ne pas brûler une partie de leur électorat. En ce domaine, tout reste donc à faire.Mohamed BENABID

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