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L'Edito

Evaluation

Par L'Economiste| Edition N°:3379 Le 08/10/2010 | Partager

LE débat sur l’évaluation des politiques publiques est amorcé. Une centaine de spécialistes se pencheront prochainement sur cette problématique d’actualité. Cette conception est devenue centrale dans la gouvernance moderne. Elle l’est d’autant plus que le Maroc s’est engagé dans des stratégies sectorielles multiples. Plan vert, Halieutis, plan Azur, Numéris,… autant de programmes qui supposent une vraie réorganisation des manières de travailler. L’Administration devra se débarrasser de ses vieux carcans pour être au diapason des défis qui attendent le pays. Il est incontestable que la pratique de l’évaluation n’est pas très diffusée au sein de l’Etat et de ses démembrements. Pourtant, elle fait partie du package de la démocratie. Chez nous, elle est mal perçue. L’évocation de ce concept devant des dirigeants publics est interprétée comme une accusation ou une agression déguisée. D’ailleurs, il suffit de voir leurs réactions et la levée de boucliers qui s’en suit dès que la Cour des comptes par exemple débarque chez eux pour contrôler la gestion dans leur entreprise. Il faudra qu’ils revoient leurs tablettes. L’évaluation des politiques publiques est appelée à jouer un rôle de plus en plus important. Cette approche connaîtra un tournant avec la réforme de la loi organique des Finances. Celle qui se prépare prévoit la mise en place d’une gestion par programmes qu’il sera possible d’évaluer et de contester selon les effets produits sur les citoyens ou sur l’économie. En attendant, il faudra institutionnaliser l’évaluation des politiques publiques. Aujourd’hui, les différentes institutions qui exercent le contrôle, comme notamment la Cour des comptes et le Parlement, le font chacune de son côté. Il faut trouver le moyen pour coordonner leur travail.Mohamed CHAOUI

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