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    L'Edito

    Et pourquoi pas…

    Par L'Economiste| Edition N°:2296 Le 13/06/2006 | Partager

    Le foot n’est pas politique sauf… sauf si on joue contre l’Algérie et sauf s’il n’y a pas de foot à la télé. Les Marocains ne verront que 4 matches donnés, sur intervention royale, par Cheikh Salah, propriétaire des droits de diffusion. Les téléspectateurs (lesquels ne peuvent plus pirater TPS ou Canal+) en ont fait une affaire politique.Contre toute attente, pour beaucoup de Marocains, ce n’est pas la FIFA qui est responsable de leur frustration, c’est le gouvernement qui est le fautif. Rien n’y fait, pas même l’évidence de la folie financière dans laquelle le système FIFA a fait entrer le football: on admire là l’accumulation des milliards, sans faire le lien avec ici, c’est-à-dire l’endroit d’où partent les millions dont l’accumulation donne les milliards!Si les Marocains font de la privation des matches une affaire politique, c’est qu’il y a, dans leur esprit, une sorte de «service public footballistique» que l’Etat doit rendre, et qu’il n’a donc pas rendu, d’où l’apparition du problème politique.Ils ne doivent pas être les seuls. En effet, toutes les petites nations, toutes celles qui n’ont pas de surface commerciale suffisamment grande n’ont pas eu d’offre de matchs. Et qui dit «pas d’offre», dit évidemment «impossibilité d’acheter»!De son côté, la FIFA fait beaucoup de publicité pour les broutilles qu’elle verse à «SOS Village» pour que des orphelins jouent au foot avec de beaux maillots. Mais dans le fond, qu’est-ce qui fait le piquant et la beauté de la Coupe du monde? Ce sont des équipes nationales, pas des joueurs ou les équipes de la FIFA. Puisque ce sont des équipes nationales et puisque les téléspectateurs, pas seulement les Marocains, considèrent que la diffusion est une sorte de service public, il y a bien de la politique dans ce foot-là. Alors pourquoi ne pas remettre en cause les excès du système FIFA? Et pourquoi le Maroc ne prendrait-il pas la tête d’un mouvement de cette nature?Nadia SALAH

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