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L'Edito

Erreur

Par L'Economiste| Edition N°:2761 Le 22/04/2008 | Partager

La CDT a annoncé son retrait de la Chambre des conseillers. Quel sens donner à une telle décision?Un syndicat, briguant des sièges au Parlement, prend ipso facto l’engagement vis-à-vis de ses électeurs et de ses membres de remplir sa fonction, laquelle est de les représenter au sein de l’institution. Le prétexte avancé par la CDT est l’inutilité de la deuxième chambre. On le savait, la CDT aussi: le jour où cette confédération a sollicité les voix, elle savait que la deuxième chambre ne servait pas à grand-chose.L’excuse est pire que le mal. En effet, militer pour réformer les institutions est une chose, refuser de travailler tant que les institutions ne conviennent pas et trahir ses électeurs, en est une autre.La CDT aurait été plus crédible idéologiquement si elle n’avait pas présenté de candidats.En fait, la CDT est entrée dans un jeu purement politicien alors que ce n’est pas la mission d’un syndicat. Il fut un temps où la CDT était la deuxième centrale du pays par sa taille et sa pugnacité. Elle a perdu bien du terrain pour jouer à ce jeu-là. Le champ syndical s’est émietté, notamment sous la pression des islamistes. Les salariés sont démobilisés. Et le divorce USFP-CDT a affaibli la centrale. Dans ce contexte, c’est le rôle et la fonction des syndicats qui auraient dû être repensés.De plus en plus, les centrales syndicales se repositionnent sur leur métier de base: être celles par qui les conditions de travail évoluent vers le mieux, dans l’intérêt des travailleurs et de la société.Ceci implique de s’éloigner de la politique politicienne, pour garder toute l’indépendance nécessaire par rapport au pouvoir.La démission des élus de la CDT qui se veut un acte politique de protestation, cherche au contraire à renforcer le rôle politique du syndicat. Erreur stratégique, alors que sur le terrain elle risque d’être battue en brèche par les islamistes.Abdelmounaïm DILAMI

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