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L'Edito

Epidémie

Par L'Economiste| Edition N°:1897 Le 16/11/2004 | Partager

C’est un vrai problème et qui arrive silencieusement, d’autant plus silencieusement que les parents (et surtout les grands-mères!) sont en général assez fiers d’avoir des enfants et petits-enfants un peu ronds. Ces grands-mères se souviennent de l’époque des «boun», ces bons d’alimentation d’après la deuxième Guerre mondiale, qui rappelaient des vraies disettes du Maroc, des disettes pas si anciennes! Logique donc que l’on gave un peu les enfants… Logique aussi que les adultes se précipitent sur des délicieux f’tors de Ramadan, à 4.000 calories/pièces, soit un bon tiers de trop.Tout cela est logique, mais ce n’est pas normal et c’est dangereux. L’OMS, l’Organisation mondiale de la santé bat le rappel à chaque occasion. Attention, dit-elle à l’occasion de la Journée mondiale qui s’est déroulée ce week-end en pleine fête de l’Aïd El Fitr, il se prépare une terrible épidémie, jamais vue sur la planète: la graisse!Certes, l’anti-obésité a bien plus de visibilité mondiale que la lutte contre le paludisme ou la tuberculose, des maladies plus pesantes encore sur la santé publique des pays pauvres. En effet, les laboratoires pharmaceutiques ont tout intérêt à appuyer l’opération, car les victimes de l’obésité sont principalement les pays riches, donc les pays où il y a des moyens pour financer les recherches et les médicaments. Mais ce serait une grave erreur stratégique de s’en tenir à cela. Les pays pauvres sont aussi concernés. Bien sûr, l’ampleur actuelle est moindre, mais le phénomène se développe rapidement, plus rapidement encore que l’augmentation du niveau de vie. Pour des pays comme le Maroc, l’obésité concerne un peu moins d’un adolescent sur dix. Plus grave, cet adolescent risque un diabète, maladie particulièrement lourde pour lui et pour sa famille. Il est urgent de changer les habitudes des parents et des grands-mères avant que le phénomène ne devienne un problème de santé publique, s’ajoutant à tous les autres problèmes de développement.Nadia SALAH

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