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    L'Edito

    Enseignement, encore

    Par L'Economiste| Edition N°:3240 Le 25/03/2010 | Partager

    LE tourisme ne sera pas bien loin de son fol objectif de 10 millions de touristes cette année. Et pourtant il y a eu des crises, des attentats… Il y a eu des investissements colossaux à faire, des situations inextricables à dénouer, des tas de ministères, d’associations et d’entités de toutes natures à mettre d’accord et à faire travailler ensemble… Et pourtant, le Maroc parvient à son objectif. En tout cas, il n’en sera pas très éloigné en décembre prochain.A peu près à la même époque, la Charte de l’enseignement avait largement mobilisé les esprits, avant de formuler un consensus national autour des réformes de l’école.Parmi toutes les réformes, une paraissait plus facile que les autres: la montée en puissance de l’enseignement privé.Il n’y avait pas de raison que cela ne se fasse pas très vite, puisque la pompe était déjà bien amorcée, du moins dans les villes. Les parents avaient tendance à faire confiance à l’enseignement privé, au moins autant qu’à l’enseignement public. Et puis on voyait bien que l’enseignement public ne pouvait pas arriver à tout faire tout seul. L’idée était si bien acceptée qu’on parlait même de faire comme en Europe: donner aux écoles privées des aides publiques, puisqu’elles rendent un service public. Et puisque chacun était dans de si bonnes dispositions, la Charte inscrit, comme objectif pour 2010, 20% des jeunes dans les écoles privées.Nous sommes en 2010. Et d’enfants dans les écoles privées, il n’y en a guère plus qu’en l’an 2000.Entre-temps, le ministère de l’Enseignement s’est appliqué à rendre impossible la création d’écoles privées. Le système est si complexe que les fonctionnaires eux-mêmes ont perdu le compte de leurs propres exigences. Si on avait appliqué la même stratégie au tourisme… le nombre de visiteurs aurait baissé!Nadia SALAH

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