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L'Edito

A en pleurer

Par Nadia SALAH| Edition N°:5074 Le 27/07/2017 | Partager
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A question est revenue par les élus. Merci à la démocratie. Sans eux, sans elle, combien de temps encore avant qu’on ouvre enfin les dossiers de l’eau, des équipements pas faits, des stratégies dévoyées et, soyons francs, des incompétences dissimulées sous des monceaux de silence et de refus de rendre compte. Plus les batailles d’ego.

Dans les années 1980-90, il y avait un seul ministère, les Travaux publics, plus une entreprise, l’ONEP, correctement tenus l’un et l’autre. L’idée de sécuriser l’avenir chez un Conseil supérieur a été malencontreusement perdue. Aujourd’hui, trois ministères sont directement responsables de l’eau, plus une entreprise publique disproportionnée, l’ONEP mariée à l’ONE.

Et on ne compte pas les intervenants indirects, Intérieur ou Finances. Il y a trente ans, des ingénieurs californiens consultaient leurs homologues marocains pour emprunter idées et méthodes. Il y a trente ans, chaque habitant avait trois fois plus d’eau qu’il n’en a maintenant, irrigation comprise. Aujourd’hui, l’absence de suivi est telle que les analyses du CESE et du HCP en ont été appauvries: On ne voulait pas de leur travail de lanceur d’alerte. Le refus d’informer a été tel qu’on ne sait même plus dénicher une poignée d’indicateurs sérieux à fournir au Chef de gouvernement, pour alimenter sa réponse au Parlement. On compte les villes en stress hydrique, mais où sont les compétences pour affiner l’observation, cerner le drame. Un drame annoncé, très clairement, dans les plans de l’Etat depuis trente ans. L’annonce était assortie de projections stratégiques (jamais le mot ne fut employé à aussi bon escient que pour l’eau). La Banque mondiale, avant elle, le FMI et tant d’autres ont souligné où conduit le black-out de l’information que l’Etat et ses serviteurs se sont mis à pratiquer: il dévore la croissance puis engendre des Hirak. C’est à en pleurer.

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