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L'Edito

El Othmani

Par Nadia SALAH| Edition N°:5323 Le 26/07/2018 | Partager
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On ne boudera pas le plaisir de voir Saâdeddine El Othmani, le chef de gouvernement, prendre l’étoffe de son rôle et de son pouvoir de chef de gouvernement, capable de batailler (un peu) avec les élus et de camper fermement sur son programme de réformes. Il s’est montré ferme: toutes les nations ont besoin de détermination à leur sommet.
Son équipe compte mettre un peu plus de 3 milliards dans ces projets, via le Budget. On notera aussi que les grandes lignes sont publiques et donc peuvent faire l’objet d’informations et de délibérations. 
On ne le dira jamais assez: des citoyens informés produisent davantage de valeurs avec moins de gaspillage que les autres, là où les citoyens sont mis hors de capacité d’agir en connaissance de cause. El Othmani avait demandé la transparence au début de son mandat. Il l’a répété il y a peu. Mais il n’avait pas imposé de mise en application à des classes politique et administrative, persuadées que leur pouvoir est d’autant plus assuré que l’information  restera leur privilège exclusif. El Othmani sera-t-il celui qui brisera le cercle vicieux de la régression informationnelle? Il faut le souhaiter, dans l’intérêt du Maroc tout entier.
En attendant, il a déjà, par l’information, brisé le piège des retraites des élus, et ce en s’appuyant sur une question de principe, la lutte contre les conflits d’intérêts: le contrôlé ne peut en aucun cas financer son contrôleur.
Il faut du courage personnel et politique pour prendre ce genre de décision et l’assumer.  Dans son propre parti, dans ceux de son alliance et dans l’opposition, il ne manquera pas d’élus pour lui faire payer cette décision. Nul n’en dira les véritables motifs, évidemment.  
La caisse de retraite des élus est en faillite, comme les caisses de la fonction publique.  Les futurs ayants droit ont le pouvoir d’organiser une razzia légale et opaque, dont le coût est facturé au reste de la population.

 

 

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