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    L'Edito

    Egarement des normes

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5326 Le 01/08/2018 | Partager
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    On ne parle plus que du social. Les actions sociales et leurs loupés sont dans toutes les conversations, pour ceux qui sont du bon côté de la barrière sociale, justement, comme chez ceux qui sont du mauvais côté.

    D’ordinaire, quand ce sujet est sur l’agenda des gouvernements,  on ne lui prête qu’une oreille distraite.

    Quand c’est le Roi qui le dit, qui plus est, dans le discours du Trône, le thème change de référence. Et quand, par-dessus le marché, on a eu quelques chaudes alertes sécuritaires ou économiques autour de ce sujet, il s’inscrit en haut de l’agenda.

    Il serait fort dommage que cette prédisposition à une mobilisation retourne dormir dans son coin.

    En fait, on est un peu perdu, car ce n’est pas une question d’argent.

    D’abord sur le plan institutionnel: les actions sociales sont logées dans de multiples ministères, dont les ministres sont d’autant plus en rivalité que les chefs de gouvernement arbitrent mal ou pas du tout. Et on peut y ajouter un comportement antinational: refuser de transmettre les statistiques… même au HCP, de manière à ce qu’aucune évaluation ne puisse être faite, sauf à payer des dizaines de millions pour refaire faire le travail à des bureaux d’études.

    Ensuite, il y a un handicap politico-politique. Depuis quasiment l’Indépendance, les questions sociales sont saucissonnées en petites tranches indépendantes -souvent antagoniques- pour fabriquer des maroquins à distribuer ou pour contrôler un dossier ayant une utilité ailleurs.

    Enfin, l’anarchie des normes s’est installée: on ne peut pas être au gouvernement du lundi au jeudi et dans l’opposition du vendredi au dimanche; on ne peut pas soutenir des revendications qu’on a soi-même négligées.

    On ne peut pas applaudir un boycott qui jette des producteurs dans la misère et des employés dans le chômage. La débâcle des normes démocratiques gêne la formulation des programmes politiques, mais elle alimente les jacqueries créant trouble et insécurité.

     

     

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