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L'Edito

Surenchère

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:6002 Le 03/05/2021 | Partager
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C'est un bien mauvais combat que continue de livrer le PJD sur le projet de légalisation du cannabis. Un projet que l’on pensait jusque-là avancé pour une éventuelle promulgation. Mais pourquoi diable demander aujourd’hui de raviver une série de phases consultatives? La réforme, faut-il le rappeler,  ne vise pas à dépraver les mœurs, mais bien à régler un problème socio-économique.

Le constat de départ est celui de l’échec à traiter de manière radicale la question du cannabis, la difficulté à reconvertir les agriculteurs pauvres qui en vivent quand des flux financiers considérables qui s’en dégagent profitent à des réseaux internationaux de trafiquants.  La légalisation se trouve  être une bonne porte de sortie et sous cet angle se faire complice d’une non-réforme serait criminel.

Ce n’est donc vraiment pas le genre de sujets où doivent s’engouffrer des brèches de démagogie. Le plus terrible est de saboter une configuration où l’on assiste à une ouverture politique inédite.

L’opinion elle-même semble faire preuve de beaucoup plus de maturité que les élus sur l’évolution de ce type de questions sociétales.  Ce qui n’arrive pas toujours. 

Alors que s’exprime de partout une volonté normalisatrice, et que l’on pensait les divergences de fond dépassées depuis un moment, voilà maintenant que le risque d’un climat de suspicion sur la justesse de la cause semble très fort.

Au cours de ces dernières semaines au parlement, le parti à la lampe a donné un aperçu de sa capacité à défendre son modèle. C’est la suite logique d’une formation aux postures radicales sur les grands sujets qui agitent la société marocaine.

Bien entendu, ces menaces de blocages ne sont pas dénuées d’arrière-pensées.  Il y a comme pour toutes les phases préélectorales, une touche de mise en scène et de surenchère qui pourrait expliquer ce refus affiché. 

 

 

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