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L'Edito

Santé

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:6027 Le 08/06/2021 | Partager
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L'on ose espérer que le rapport parlementaire sur la santé ait le même effet que son équivalent sur le médicament. Contribuer à faire bouger un tant soit peu les lignes. La pandémie a rappelé combien ce secteur était stratégique et précaire à la fois et il existe aujourd’hui un large consensus sur le caractère urgent de la réforme.

Au vu des nombreux vecteurs de transformation qui manquent à l’appel, l’on pourrait discourir longtemps sur les premières portes à ouvrir en veillant au passage à ne pas se tromper de thérapie.

Pour engager une restructuration ainsi qu’un saut qualitatif des soins de ville et d’hôpital, le redimensionnement logistique et organisationnel est  nécessaire, mais pas suffisant. Si le système de santé souhaite bien négocier un nouveau virage, c’est avant tout celui de l’empathie.

L’intégration de la notion d’«usager», moins infantilisante que celle de «malade» doit pour ainsi dire imprégner toute conception réformiste.  Puisqu’elle remet le destinataire du service au centre de toutes les préoccupations, et particulièrement de l’agenda des politiques publiques, cette orientation moins hiérarchique des rapports soignants/soignés  pourrait incarner le visage  d’une forme de démocratie sanitaire.

De toutes les manières, il ne peut pas en être autrement, la société entière ayant changé, devenue mieux informée et plus exigeante. 

L’actualité de ces derniers jours montre d’ailleurs bien que les citoyens n’acceptent plus ce qui, à leurs yeux, n’est rien d’autre qu’un corporatisme inadmissible. Par exemple, comment peuvent-ils contenir leur colère lorsqu’ils découvrent que les centres de vaccination Covid où ils ont été convoqués sont fermés les samedis.

La raison? Une partie des fonctionnaires de la santé, avec la bénédiction de leurs syndicats,  en a décidé ainsi dans une curieuse interprétation du caractère sanitaire urgent et exceptionnel que le pays et le monde traversent.  Tout sauf anecdotique, cet état d’esprit est mortel pour les réformes. Toutes les réformes.

 

 

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