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L'Edito

Lubie

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:6017 Le 25/05/2021 | Partager
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Le bras de fer entre labos d’analyses biologiques et pharmaciens autour du marché des nouveaux tests Covid ne doit pas faire oublier la vraie crise: l’impossible digitalisation des données de santé. Rêvons un peu.

Si l’architecture de santé au Maroc n’était pas ankylosée dans ses torpeurs, les systèmes d’information des producteurs de soins (cliniques, pharmaciens, médecins...) auraient dû être connectés à ceux des organismes de remboursement, la CNSS, Cnops et autres assurances, ainsi qu’aux autorités sanitaires de tutelle, pour les besoins de contrôle.

Les feuilles de soins auraient été électroniques, le tiers-payant serait alors un vrai tiers-payant, c’est-à-dire que l’ensemble des usagers (du moins ceux couverts) n’aurait pas à décaisser la part remboursée par l’assurance lors d’une consommation d’acte médical. Rêvons encore: la paperasse et la bureaucratie sanitaires auraient disparu. Rêvons toujours: dans ce scénario fantasmé, l’on peut même imaginer des gains plus structurels.

Par exemple, la transparence, la traçabilité, le contrôle, la simplification, le raccourcissement du délai de traitement, l’amélioration de la qualité des prestations, voire même du diagnostic si le dossier électronique du patient devenait enfin une réalité.

Ce chantier de la digitalisation gagnerait pourtant à être replacé au cœur des urgences, au vu notamment du projet d’extension de la couverture médicale. Il est décisif en ce sens qu’il interpelle les pratiques de gouvernance de la santé et nous le savons tous, la bataille de l’efficience ne pourrait être négociée avec des services fonctionnant en silo.

Le décloisonnement, la capacité à travailler en réseau sont pour ainsi dire un prérequis de la réforme et doivent s’appuyer sur une accélération de l’informatisation du système de santé. Parce qu’elle impose plus des changements profonds des mentalités et des pratiques qu’un simple redéploiement technologique, cette rupture est loin d’être une lubie. Encore faut-il vraiment le désirer.

 

 

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