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L'Edito

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Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5924 Le 13/01/2021 | Partager
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Assainissement... le mot est lâché. La seule évocation de ce qui aura été l’une des plus grosses crises à Casablanca ces dernières années suffit à rouvrir des cicatrices profondes. L’on pensait cette page tournée.

En réalité, il n’en est rien. La faute à pas de chance, à la météo, aux inondations et à l’inertie communale. Dans sa sortie publique hier, le management de Lydec, malmené depuis une semaine et qui cherche à se disculper, semble implicitement appuyer là où cela fait mal. C’est-à-dire sur ce qu’il aurait fallu investir pour éviter la catastrophe, mais qui n’a pas été investi: 15 milliards de DH.

Un montant lourd et accablant. Il renseigne sur la gravité des manquements, le niveau de reddition des comptes attendus et interpelle dans la foulée ce que les éléments de langage parfois doublés de la langue de bois désignent sous le joli nom de «parties prenantes» de la gestion locale.

Dans cette longue quête des responsabilités, encore faut-il ne pas noyer le poisson et se convaincre que le premier de la liste, le maire, était vraiment démuni pour agir. Le bilan est d’autant plus critiquable que les dernières pluies ont été révélatrices d’un sous-sujet dans le sujet: l’insalubrité.

Les images de ces constructions menaçant ruine et noyées font autant mal que les inondations elles-mêmes et amplifient le côté tragique des événements. Là aussi les promesses de l’action publique ne sont pas tenues.

Une situation indigne d’une métropole qui se rêve depuis quelques années en smart city et qui montre bien que les premières «intelligences» de la ville ne sont pas tellement à chercher dans son degré d’apprivoisement des IT, mais plutôt dans le renforcement de son infrastructure de base.

 

 

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