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L'Edito

Fine-tuning

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5993 Le 20/04/2021 | Partager
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Les entreprises non performantes structurellement méritent de mourir de leur belle mort, et la pandémie ne peut servir de bouc émissaire. Ainsi va le cycle des vérités économiques.

Il est terrible et pas toujours agréable à souligner. En mars dernier, le wali de BAM, Abdellatif Jouahri, n’en pensait pas moins dans des déclarations à l’occasion d’un point de presse, et ayant fait sensation depuis.  

Les uns y verront une piqûre de rappel violente du capitalisme darwinien et des mécanismes de sélection naturelle. D’autres plutôt des règles de bon sens qui exigent de ne sauver que ce qui est sauvable et surtout ne pas faire chavirer le navire. Implicitement, le sujet c’est celui des entreprises zombies.

Des structures inefficaces, endettées et maintenues artificiellement par la baraka d’aides de toutes sortes qui vont des dispositifs de soutien publics, à la spirale infernale des crédits interentreprises et délais de paiement que plusieurs promesses de réforme n’arrivent toujours pas à traiter. 

Sans oublier les banquiers acculés à jeter du lest dans un jeu qui peut devenir suicidaire pour le système financier tout entier: continuer d’accorder de nouveaux crédits à des structures insolvables dans l’espoir de se faire rembourser les crédits en souffrance.

Dans la foulée, l’on aurait tort de limiter le débat au  privé seulement. Quid en effet de toutes les entreprises publiques éligibles, dans de nombreux secteurs, aux listes zombies, puisqu’il n’est pas démontré, là aussi, que le coût des subventionnements, directs et indirects, est inférieur à leurs contributions à l’économie et aux richesses?

Alors que l’Etat se trouve dans une posture de funambule où il s’agit de négocier un compromis entre le diktat de la relance  et la traque aux vilains petits canards, un fine-tuning est bien évidemment préférable à un confinement des aides.

Il convient dès lors de réévaluer continuellement les critères d’éligibilité aux dispositifs d’accompagnement ainsi que leurs impacts et leurs utilisations. C’est la seule voie pour éviter des biais d’arbitrages.

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