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L'Edito

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Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5978 Le 30/03/2021 | Partager
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Les profs contractuels et leurs causes indéfendables. Leur grève est bien là et se nourrit depuis plusieurs mois de la question du statut. Pourtant, comment leur donner raison alors qu’ils ont très peu à envier à leurs autres collègues.

Dans un pays où le mythe de l’emploi à vie a la peau dure, le contractuel est victime de manière collatérale d’un délit de faciès, une perception de sous-fonctionnaire. Ils sont pourtant bien fonctionnaires au sens de la mission d’intérêt public. Ils le sont aussi au sens statutaire puisque dans la plupart des pays, un fonctionnaire peut être titulaire ou non, c’est-à-dire recruté sur contrat.

Or il se trouve que même sur cette dernière distinction, la corporation a obtenu quasi-gain de cause sur de nombreuses revendications en 2018. En dehors de déclinaisons territoriales des recrutements qui se font désormais à une échelle régionale et non nationale, le déséquilibre «catégoriel» a été soigné sur de nombreux aspects et le nouveau cadre est similaire pour ainsi dire à celui des titulaires, y compris sur les possibilités de progression de carrière. Il faut se rendre à l’évidence: si les pouvoirs publics y ont investi massivement, ce n’est pas pour s’en servir en tant que fusibles, mais parce que ces profils répondent à un besoin réel.

Entendons-nous bien, cela n’excuse en rien les bavures policières et rien ne justifie de brutaliser un manifestant comme l’ont montré les images choquantes et devenues virales les 15 et 16 mars. Pour autant, prendre l’opinion publique à témoin n’est ni constructif ni productif.

Cela ne sert qu’à détourner l’esprit de la réforme de ses visées premières, à savoir remettre en marche une école pour le moins très mal en point. C’est aussi faire un mauvais procès à une autre partie du corps enseignant qui, elle, a décidé de rester mobilisée sur le vrai front, en maintenant le service et en assurant des cours souvent dans des conditions pénibles.

 

 

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