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L'Edito

Contrat moral

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5922 Le 08/01/2021 | Partager
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Le maire Pjdiste de Casablanca peut feindre l’indignation, mais c’est bien à lui et à ses élus de rendre des comptes. La posture inacceptable en ce moment consisterait évidemment à se défausser de ce qu’ils n’ont pas su faire: gérer la ville.

Le bilan lourd, mais toujours provisoire, des inondations a valeur d’aveu d’échec. La démocratie représentative est malade, et Casablanca n’est qu’un exemple parmi d’autres justifiant l’impérieuse nécessité d’inventer d’autres manières de faire la politique.

Le niveau local, l’un des fondements de la démocratie est emblématique de l’incurie. Les élus sont en principe censés incarner les plateformes de proximité des citoyens. Mais à y regarder de près, en sont-ils vraiment proches?

Qu’on le veuille ou non, et même si les mandats invitent  à ratisser large, les politiques qu’ils sont amenés à défendre ou à proposer seront conditionnées par l’ethnocentrisme de leurs parcours personnels, leurs milieux et les systèmes qui les ont construits.

Pour en sortir et intégrer d’autres visions du monde, ces élus doivent souvent se faire violence, mais ils  n’y arrivent qu’exceptionnellement. Ce décalage ne les rend pas seulement incapables d’arbitrer, en tenant compte de l’ensemble des attentes des citoyens dans leur diversité, mais a des effets beaucoup plus pervers.

A l’aune des dernières inondations, l’on voit bien que la pratique du pouvoir finit par les détacher des environnements sur lesquels ils se sont appuyés pour les campagnes électorales.

Dès lors, il ne faut guère s’étonner si ce sont des quartiers populaires, c’est-à-dire les populations à qui ces élus ont promis un monde meilleur, qui paient un lourd tribut. Sous ce prisme, même le contrat moral envers les citoyens est piétiné.

 

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