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L'Edito

Editorial

Par L'Economiste| Edition N°:2328 Le 27/07/2006 | Partager

. RévolutionL’abandon probable de la fameuse contrainte par corps (qui ne concernera pas, il faut le souligner, les dettes d’impôts, les amendes ou les chèques sans provision) fait partie de ces révolutions silencieuses dont on ne parle pas assez. Aller en prison pour des dettes impayées fait partie de ces sanctions que réprouve la conception moderne des droits de l’homme et de la marche des affaires, mais elle fait partie du paysage mental marocain: il préfère souvent la brutalité d’une déchéance, à condition qu’elle frappe le voisin évidemment, au traitement efficace des situations difficiles. Il en va ainsi des sociétés qui font une trop large place à la culture du ressentiment. Or, chacun sait bien que ce n’est pas en jetant l’emprunteur en prison que l’on va récupérer son argent; c’est sans doute le meilleur moyen de tout perdre. Les prêteurs vont donc manquer d’un argument de poids. Par quoi le remplacer? Là survient la révolution silencieuse. En fait, elle est déjà en marche. La plupart des banquiers ont déjà fait bouger leur analyse de risques. Ce mouvement sera accéléré par la nouvelle concurrence qui s’annonce entre les plus grandes banques. Leur objectif est bien sûr de diminuer le plus possible le taux d’incidents et d’accidents tout en maintenant le plus haut possible l’expansion du crédit, gage de la croissance du pays.La révolution silencieuse devra aussi gagner, et ce sera plus difficile, tous les appareils d’expertises, le secteur de l’assurance, celui du recouvrement… jusqu’à la Justice, elle-même.Par ce simple amendement, les rapports entre les acteurs économiques vont évoluer, même si cela prend du temps pour que les nouvelles habitudes s’installent. Il faut espérer que cette installation ira jusqu’à remodeler l’approche du risque: le Maroc en a bien besoin s’il veut multiplier les initiatives privées et les créations d’entreprises.Nadia SALAH

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