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    L'Edito

    Ecuries d’Augias

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5269 Le 10/05/2018 | Partager
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    Il n’y va pas avec le dos de la cuillère et parle directement «d’esprit citoyen».

    Avec des mots bien pesés qui fonctionnent en arabe et en français (il faut essayer de rassurer les investisseurs étrangers), le PJDiste Lahcen Daoudi, ministre des Affaires générales et de la Gouvernance, est intervenu sur la question du boycott qui agite durement le monde économique et monopolise les conversations de salon.

    Il a calibré sa sortie sur cette question qui  divise profondément l’opinion publique marocaine: l’appel anonyme au boycott de trois grandes marques. 

    Par nature, un boycott est fait pour faire mal de manière discriminante.

    En conséquence, depuis le 20 avril, on aurait dû voir se lever le ministre de l’Industrie, celui de l’Energie ou encore celui de l’Emploi ou le secrétaire d’Etat aux investissements. Ils ne sont pas visés. Mais ils ont très directement la responsabilité des branches attaquées par le boycott. Or, ils ont tous disparu du paysage.

    On n’est pas des naïfs, on a tous compris que le ministre Akhannouch n’aurait fait qu’empirer les choses s’il était intervenu: ses ennemis sont d’une autre trempe que lui. Ils auraient «adoré» prolonger la ruée, sans un regard sur ce que le pays lui doit en matière de développement agricole.

    Mais son collègue de l’Energie, lui, sait tout du marché des hydrocarbures. A-t-il voulu taire une réalité embarrassante ou bien a-t-il aimé voir son collègue se faire écharper publiquement, pour de très basses visées politiques? Il n’y a qu’un moyen de lever ce doute: l’opinion publique veut des informations publiques et incontestables.

    En attendant, le pays glisse, glisse…

    Nul ne nourrit plus d’illusion: il faudra beaucoup de temps et d’efforts pour nettoyer les écuries d’Augias où s’est laissé entraîner une part du monde politique. Ce petit monde-là n’écoute même plus les appels à la raison que lance régulièrement le Souverain.

     

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