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L'Edito

Ecureuils

Par L'Economiste| Edition N°:2868 Le 25/09/2008 | Partager

Honnêtement, on ne peut pas dire que la crise boursière de la semaine dernière est finie; honnêtement, on ne peut pas dire qu’elle va continuer ou se reproduire. C’est la règle des marchés boursiers. C’est encore plus vrai quand ils n’agissent que sur le court terme, voire au jour le jour, comme, aujourd’hui, la Bourse de Casablanca.Il y a quelques années, et pour des raisons d’équité, les petits avantages fiscaux qu’avaient les institutionnels, les sociétés d’assurances, ont été supprimés. On a négligé une conséquence: cela a transformé le travail des assureurs. Presque par atavisme professionnel, un assureur est porté à accumuler des titres, qu’il ne fait pas bouger. Un particulier qui épargne sur le long terme, pour sa retraite ou pour ses enfants, aura le même réflexe d’accumulation. Ce sont des écureuils. S’ils sont trop nombreux, ils bloquent les Bourses; s’ils ne sont pas assez nombreux, les Bourses deviennent des loteries.En supprimant l’avantage fiscal qu’il y avait à garder des titres longtemps, on a malencontreusement supprimé l’intérêt des écureuils à être des écureuils, précisément. Et voilà nos écureuils poussés à faire bouger sans cesse leurs noisettes, dans l’espoir de gagner un peu à chaque mouvement, car rien sur le plan fiscal n’impose de se poser la question: vaut-il mieux bouger et perdre un bonus fiscal ou rester tranquille pour le toucher?Au moment où le gouvernement prépare la loi de Finances pour 2009, il est impératif de reprendre l’idée d’un discriminant fiscal, en faveur des écureuils. La crise de la semaine dernière a montré combien leur absence est dangereuse pour le marché comme pour la réussite de la politique économique. Il est vraiment dommage que pour une poignée de recettes budgétaires ou pour une morale fiscale trop sollicitée, au point d’en devenir contre-productive, tout le pays se prive de ses écureuils.Nadia SALAH

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