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    L'Edito

    Echec et mat

    Par L'Economiste| Edition N°:1972 Le 07/03/2005 | Partager

    Bank Al-Maghrib, GPBM, ministère de la Justice et associations professionnelles… tout ce beau monde mobilisé pour donner le coup d'envoi à la campagne de sensibilisation contre les chèques en bois qui démarre aujourd'hui à Rabat. Ils devront par la suite organiser des séminaires et des ateliers en faveur des opérateurs économiques dans les principales villes du pays. Objectif: re…re…recrédibiliser le chèque. Ce ne sera pas une mince affaire. Les montants des chèques en bois donnent le vertige: près de 2 millions de chèques sans provision recensés en sept ans. Et le montant à recouvrer est tout aussi énorme: 25 milliards de DH. Soit deux fois et demie le budget pour Tanger Med. Durant toute cette période de sensibilisation, il s'agira d'expliquer les dangers d'émettre un chèque en bois, véritable gangrène de l'économie qui ne fait que s'amplifier, de débattre des dispositions de la loi et de sortir avec des recommandations. Plus les concepts et les enjeux sont expliqués, mieux le message passera.Dans cette nouvelle démarche, une innovation de taille sera introduite. Elle concerne l'ouverture du Service central des incidents de paiement (SCIP) aux entreprises. Cet accès était jusque-là réservé exclusivement aux banques. L'ouverture devra aussi être étendue aux effets de commerce. Une initiative qui, à coup sûr, modifiera profondément la relation fournisseur-client. C'est un pas de plus dans la transparence du monde des affaires et bancaire. Cependant, cette tâche ne sera pas aisée face aux habitudes tenaces qui sévissent dans le commerce. Il faut plus: une justice qui fonctionne avec des procédures rapides et efficaces. Il est impératif de réactiver le dispositif de dissuasion avec des amendes et des pénalités lourdes. Car le commerce et le pays ont trop pâti des fraudeurs en tout genre. Désormais, pour eux, ce sera échec et mat. Mohamed CHAOUI

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