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L'Edito

Du courage

Par L'Economiste| Edition N°:2283 Le 25/05/2006 | Partager

Dans quelques semaines, des milliers de jeunes vont sortir du système éducatif et vont devoir affronter la dure réalité du marché de l’emploi. Pour les plus employables d’entre eux, la petite minorité qui sort des grandes écoles de la Formation des cadres et d’ingénieurs, la météo est plus ou moins favorable. Il y a le reste, c’est-à-dire la majorité de nouveaux arrivants sur le marché du travail et pour qui, la fin des études signifie le début d’un calvaire. Ce sont tous ces jeunes qui après le bac, faute d’un dispositif d’orientation, se ruent sur des formations généralistes (mais pas toujours inutiles), en réalité, de vraies usines à chômage dans les universités. Qui peut objectivement soutenir qu’un diplômé en géographie, en droit public, en charia, en lettres modernes ou en physique a des chances de trouver un job à sa sortie de l’université? Bien sûr que l’on objectera que des cursus professionnels ont été introduits dans les facs, qu’il faut du temps pour que la réforme du supérieur donne ses fruits. Soit, mais a-t-on un seul instant pensé à réduire la voilure de ces filières à faible débouché sur le marché? Non, parce qu’il ne fallait surtout pas se fâcher avec les syndicats des enseignants. Augmenter l’offre de formation dans les branches porteuses, redéployer des ressources en leur faveur, c’est maximiser les chances de succès de la réforme. Réformer ne signifie pas seulement changer les intitulés des cursus ou le contenu des programmes. C’est aussi avoir le courage d’arbitrer entre les filières qui mènent à l’emploi et celles qui conduisent au chômage. A quoi sert d’avoir un réseau aussi dense des facs des sciences et des lettres si leurs lauréats devraient camper devant le Parlement pour réclamer un emploi? Il faudra aussi lever un jour le tabou sur la sélection à l’entrée à l’université. Mais la question est tellement explosive qu’elle fait peur à tous les responsables. Et tant pis si l’on a toujours plus de chômeurs.Abashi SHAMAMBA

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