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    L'Edito

    Doublon

    Par L'Economiste| Edition N°:1984 Le 23/03/2005 | Partager

    En général, chaque administration a son propre réseau, et toutes s’équipent régulièrement ou renouvellent ces réseaux qui leur servent à communiquer avec leurs démembrements locaux, collecter les taxes... Un réseau ce n’est pas seulement des ordinateurs et les fils pour les relier. C’est tout un système avec des bureaux, parfois des bâtiments entiers, avec des gens pour le faire tourner et l’entretenir. C’est cher à acheter et c’est encore plus cher à faire marcher.Or quand on voit plusieurs administrations, parfois des administrations sœurs dans un même ministère, acquérir chacune son réseau, on est en droit de se demander s’il n’y a pas là du gaspillage.Il y a une petite vingtaine d’années, la même question s’était posée à propos des ordinateurs: comment les rendre compatibles et non redondants? La réponse avait été typiquement bureaucratique: on avait créé une commission interministérielle qui s’était embrouillée si bien dans les questions de pouvoir et de préséance qu’elle ne faisait que retarder l’informatisation des administrations! Avec ce passé (passif?) on comprend qu’aujourd’hui personne n’ose plus proposer de commission interministérielle.Et pourtant le gaspillage est là, bien visible, par tous et chacun. Les pires des «doublons» sont dans les domaines financiers. Chacun veut avoir son propre système, son propre réseau, qu’il ne veut partager avec personne, et surtout pas avec une autre administration financière.Est-ce qu’au XXIe siècle, dans un pays qui n’a pas beaucoup de moyens, le gaspillage et la redondance sont vraiment des malheurs inévitables? Pas besoin de calculs savants pour savoir que cela coûterait moins cher que le système actuel du chacun pour soi.Mais partager veut dire abandonner un peu de son pouvoir, en fait du pouvoir des hommes qui sont dans ces administrations. Et c’est là qu’est le vrai problème. Alors on «doublonne» allègrement et tant pis pour le budget!Nadia SALAH

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