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L'Edito

Dissuasion

Par L'Economiste| Edition N°:3623 Le 26/09/2011 | Partager

Avec la demande de Mahmoud Abbas de faire de la Palestine un membre des Nations unies, il était prévisible que la pression soit puissamment mise sur les opinions publiques occidentales pour qu’elles interdisent à leur gouvernement d’accepter la demande palestinienne.
C’est classique ce qui est arrivé: diverses associations européennes ont envoyé moult communiqués aux médias pour se plaindre de, disent-elles, «la montée de l’antisémitisme». A leurs yeux, le mot «sémite» ne concerne que des juifs. Y compris ceux qui ne sont pas sémites, puisque ce concept désigne une famille de langues, pas une ethnie, ni une religion, ni un lieu; l’arabe aussi est une langue sémite. Cette précision n’est pas inutile puisqu’elle montre à quel point, sous la pression de la communication politique, les mots les plus simples perdent leur sens, deviennent de nouvelles armes de guerre, des armes de dissuasion massive. Et gare à ceux, y compris juifs, qui parlent de ce hold-up sémantique!
Mais cette fois, ça ne marche plus aussi bien. Les images des exactions contre les Palestiniens sont devenues presque aussi nombreuses que les actes eux-mêmes. Elles entrent en collision avec la très puissante communication politique sioniste, laquelle peine à renouveller ses thèmes.
La honte et le repentir des cibles s’épuisent quand ils sont si souvent convoqués, détournés et servent de pression afin de justifier les crimes de guerre contemporains, peut-être des crimes contre l’humanité, que les gouvernements israéliens commettent contre les Palestiniens.
Prise entre deux morales et deux loyautés, la communauté juive se divise. Les amis comme les alliés sont de moins en moins empressés, de plus en plus embarrassés.
Mahmoud Abbas ne va pas réussir cette fois, mais il a posé des cales, qui empêcheront le retour en arrière. Cela n’a l’air de rien, mais il fallait du cran pour oser le faire.

Nadia SALAH

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