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    Diplômé

    Par L'Economiste| Edition N°:1980 Le 17/03/2005 | Partager

    Quelques dizaines de diplômés chômeurs menacent de mettre fin à leurs jours aujourd’hui 17 mars à Rabat. Faut-il s’inquiéter ou, au contraire, sourire qu’une partie de notre jeunesse en arrive à ces chantages au suicide, qui frôlent le ridicule, et avec lesquels on n’est forcément pas d’accord. Autant, on peut être sensible à la détresse et à la crise sociale de ces diplômés, autant, on ne partage pas ce défaitisme et cette impression d’assistanat que le mouvement continue de véhiculer. Surtout que ce genre d’attitude donne des mobilisations de rue une vision déformante.On pourrait s’abriter derrière les insuffisances du système éducatif, de la société, pour affirmer qu’on n’a pas donné à ces jeunes les moyens de s’intégrer sur le plan professionnel. C’est connu, l’essentiel de l’enseignement évolue dans une pauvreté pédagogique (la pauvreté des moyens est plus discutable) qui continue de faire des ravages. Mais faut-il jeter le discrédit sur nos écoles et nos universités uniquement?Après tout, nous sommes-nous suffisamment intéressés aux diplômés (et non-diplômés) qui réussissent? Sont-ils issus exclusivement des grandes écoles? Pourquoi certains occupent les premières places? ont l’esprit de la compétition? l’envie de gagner? un brin de nationalisme économique? et d’autres non? Or, c’est bien de cette deuxième catégorie que le Maroc a besoin plus que tout. C’est-à-dire de jeunes qui ont la fierté individuelle, qui visent haut, qui ont le goût de la réussite sociale et financière aussi. A ce niveau, l’Etat doit se limiter à guider ces ambitions. En aucun cas, il ne peut être le garant de postes dans le public. Parlementaires, élus et hommes politiques qui se laisseraient prendre à ce jeu, rendraient un bien mauvais service à ces jeunes. Et au pays.Mohamed BENABID

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