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L'Edito

Différences

Par L'Economiste| Edition N°:2915 Le 04/12/2008 | Partager

C’est un texte, ou plus exactement un ensemble de textes compliqués, qui fixe désormais l’obligation de déclarer leur patrimoine pour un grand nombre de dépositaires de l’autorité publique et d’élus. Et ces textes ne plaisantent pas: la sanction ce sera la destitution.Bien évidemment, le processus est entouré d’infinies précautions: il ne s’agirait pas que cette déclaration de patrimoine devienne un outil de règlement de comptes. Il n’empêche qu’au bout, il y a la destitution, une sanction qui n’appelle pas de commentaire particulier sauf pour les élus, dont la légitimité comme le mandat restent dans le vote de leurs concitoyens. Sur le plan des principes, cette possibilité de destitution est un peu embarrassante. Mais nos pauvres politiciens sont si discrédités qu’il ne se trouvera pas grand monde, même chez les puristes du droit de la démocratie, pour agiter le moindre principe à même de les défendre: l’ordre du jour au Maroc est bien davantage dans le nettoyage du monde politique que dans de savants débats sur la protection du mandat représentatif. Mais pour la correction des faits, il faut aussi souligner fortement que ce sont le gouvernement et les élus qui ont écrit, étudié et voté ces textes. Il est donc évident que la volonté de nettoyage est majoritairement ancrée. Mieux, ces textes ont été inscrits non pas comme des dispositions autonomes, mais bel et bien au niveau des lois organiques qui gouvernent les corps nommés et élus.Dans le Maroc contemporain, rappelons que c’est la troisième tentative pour introduire une déclaration de patrimoine et par là, introduire la surveillance des dépositaires de l’autorité publique. Les deux premières tentatives, malgré le souhait explicitement formulé par feu Hassan II, avaient échoué, magistralement sabotées par les Chambres et quelques membres du gouvernement.Formons des vœux pour que la différence de traitement aboutisse à une vraie différence de politique.Nadia SALAH

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