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    Par L'Economiste| Edition N°:4423 Le 18/12/2014 | Partager

    Une plainte sur quatre déposées au Centre de médiation bancaire concerne des applications conventionnelles. Et parmi ces plaintes, le premier motif concerne l’application du contrat de prêt à taux variable. Les clients signalent avec constance que les hausses sont appliquées, mais pas  les baisses (voir le dossier de L’Economiste, hier 17 décembre).
    Or, nous voilà devant une baisse du taux de base, baisse que le gouverneur de Bank Al-Maghrib veut voir appliquée. Certes les emprunts à taux variable sont peu nombreux par rapport au taux fixe: bien avant les subprimes américains, les consommateurs marocains avaient été échaudés par des hausses, impactant leur budget d’acquisition du logement. Ils sont par la suite  revenus vers le taux fixe, quitte à prendre le risque de payer plus que le marché ne l’exigerait.
    Néanmoins, forte des analyses du Centre de Médiation, la Banque centrale promet d’aller au -devant des banques pour les amener à appliquer la baisse des taux qu’elle a décidée cette semaine. On peut parier que les banques lui répondront qu’elles appliquent depuis longtemps cette baisse pour les clients présentant peu de risques, mais qu’il faut bien facturer le vrai prix à ceux qui font courir des risques plus élevés.
    Pas de taux variable en tant que tel, mais des taux variant selon les risques pris par le prêteur. Or, ces trois dernières années, il y avait des risques importants en jeu, du fait du ralentissement sérieux du marché immobilier et de la terrible panne des paiements de l’Etat, qui n’honorait plus qu’au compte-gouttes ses factures. Si le secteur immobilier tient (grâce aux banques), en revanche les fournisseurs de l’Etat eux sont dans des situations dramatiques.
    Quel que soit le taux de base, quel que soit le mode variable ou fixe, il y a un vrai, un gros souci sur ce dernier point. La relance que veut soutenir BAM pour 2015 reste fortement hypothéquée par ces dettes publiques.

    Nadia SALAH

    Nadia SALAH

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