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L'Edito

Désordre dans les Ordres

Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:5421 Le 27/12/2018 | Partager
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Le désordre qui règne dans les Ordres professionnels sera (comme d’habitude, diront certains) un des faits marquants de l’année qui s’achève.

A quelques exceptions près, c’est une ambiance de guerre civile qui sévit dans ces organisations. Peu d’entre elles assument vraiment leur mission, celle de veiller au respect de la réglementation régissant l’exercice de leur profession et de ses règles déontologiques. La gravité de la situation est variable selon les cas.

Chez les médecins, la cacophonie est à son paroxysme. Ce sont les syndicats historiques qui ont pris le pouvoir et font la pluie et le beau temps dans la profession. Leur influence est telle qu’ils en sont presque arrivés à faire oublier l’existence de l’Ordre. L’instance ordinale se contente aujourd’hui «des affaires courantes». Il y a trois ans pourtant, tout le monde avait cru à son renouveau.

En plus du siège que l’Etat lui avait gracieusement offert à Rabat, l’Ordre des médecins avait reçu une subvention de plusieurs millions de dirhams du gouvernement en promettant de redynamiser son action à travers les conseils régionaux. Il s’était aussi engagé à sensibiliser ses membres à payer leurs impôts (tiens, tiens!) et à verser leur cotisation réglementaire, 700 DH par an.

Dans les deux cas, on ne peut pas dire que les résultats soient au rendez-vous. Bien au contraire, le tableau clinique de la situation est plutôt inquiétant.

En matière fiscale, les indicateurs publiés par la Direction générale des impôts montre que le civisme est proche de zéro dans la profession. Sur la capacité à faire respecter les règles professionnelles aussi, très peu d’avancées à relever.

Aux soupçons d’erreurs médicales dans les cliniques que lui rapportent les citoyens, l’instance ordinale a souvent tendance à répondre par «circulez, il n’y a rien à voir». Et tant pis si le désordre l’emporte sur l’Ordre.

 

 

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