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    Désert social

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5858 Le 06/10/2020 | Partager
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    C'est le moment où jamais pour réformer les retraites. Cela restera une des rares bonnes choses de l’état d’urgence: bousculer une fois pour toutes les terribles pesanteurs qui freinent le Maroc et les Marocains.

    Oui, c’est anti-démocratique! Oui, c’est contre l’usage de la concertation! Tant pis!

    Si l’on veut avoir un système de protection sociale, il n’y a qu’un moyen: bousculer les peureux et ceux qui savent profiter de ces peureux.

    Le gouvernement a encore une fois reculé devant les syndicats qui bloquent depuis 40 ans (oui, bien lire quarante ans) la modernisation du droit du travail. Mais ils ne sont plus aussi présents qu’autrefois sur les retraites. Il y a trente ans qu’ils ont révisé leur position, de crainte de se trouver associés aux dossiers pourris des caisses.

    Si un jour quelqu’un écrit la vraie histoire des retraites au Maroc, on ne le croira pas. C’est trop gros.

    L’Etat a attendu la fin des années 1980 pour verser les cotisations des fonctionnaires et sa part d’employeur. Les grandes entreprises publiques se sont inventé des caisses autonomes servant de trésoreries annexes.

    Les contrôles de déclaration étaient et restent de vastes plaisanteries, quand ils n’étaient pas des nids de corruption.

    Le financement à perte d’entreprises politiques déficitaires a servi à créer d’utiles relations. Et encore, quand les caisses ne faisaient pas -ne font pas- l’appoint des dépenses budgétaires…

    Aucun autre domaine n’a souffert comme les retraites. Ce n’était pas de la mauvaise gestion, mais pas de gestion du tout.

    En ce moment, il y a une conjonction historique d’opportunités: le Roi l’a demandé, le ministre des Finances est capable de le faire. C’est vraiment la dernière station avec le désert… social.

     

     

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