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    Désert

    Par L'Economiste| Edition N°:3044 Le 11/06/2009 | Partager

    Est-il possible qu’un constat soit aussi triste, aussi sinistre?! C’est pourtant la trame du rapport de l’équipe Cherkaoui sur l’enseignement des sciences sociales et humaines, présenté dans notre édition d’hier.Et pourtant à chaque ligne de chacune de ses 205 pages, nul ne trouvera un iota à redire. C’est comme ça que notre enseignement universitaire est dans ces disciplines. La ruine de nos disciplines en sciences sociales et humaines ne date pas d’hier, malheureusement. Et nous en sommes aujourd’hui à la deuxième génération, c’est-à-dire que les enseignants d’aujourd’hui ont été eux-mêmes nourris à des méthodes appauvries, qu’ils transmettent, encore un peu plus pauvres, aux jeunes d’aujourd’hui.Cela fait vingt ans que l’on peut aligner les causes les yeux fermés: repli du Maroc sur lui-même, politisation des universités et des enseignements, opposition victorieuse à toute forme de changement, promotion impossible en dehors de l’ancienneté, pas d’évaluation… donc pas de sanction, donc pas de reconnaissance.Nous y voilà: la reconnaissance.Les enseignants le savent bien: le goût d’acquérir des connaissances est rarement spontané. Il faut le soutenir avec une dose de sanction et deux ou trois doses de reconnaissance, d’encouragement, avec une touche de ce puissant piment qui s’appelle émulation ou jalousie. La Nation n’obtiendra pas grand-chose à poursuivre ses grands enseignants de l’Université jusqu’à ce qu’ils remplissent tous leurs obligations de chercheurs. En revanche, elle a tout à gagner en les mettant sur un chemin totalement différent, celui de l’évaluation, de la reconnaissance, du mérite. Nous sommes-là dans l’ingénierie immatérielle, un domaine où le Maroc ne se sent pas à l’aise à cause de ses propres conflits internes de valeurs. Mais, pourtant il faudra bien s’y mettre… sinon dans vingt ans nous ne serons plus qu’un désert.Nadia SALAH

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