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L'Edito

Désastre

Par L'Economiste| Edition N°:1192 Le 24/01/2002 | Partager

Elles dorment de moins en moins dans la cuisine. Dans le tableau sombre dressé par le rapport conjoint ministère de la Prévision/Unicef/Fnuap sur les petites bonnes, c'est peut-être la seule bonne nouvelle. Pour le reste, il y a encore fort à faire. Le Maroc continue de traîner comme un boulet une des formes les plus scandaleuses du travail des enfants. C'est un peu cynique, mais un enfant, c'est devenu vraiment “bon à tout faire”. D'abord c'est pratique, c'est petit. Ensuite, ce n'est pas très résistant et ça ne va pas se rebeller sous les coups. Un enfant, ça ne va pas non plus se syndiquer ni se révolter. Ces données ont sans doute attiré sur le marché des affairistes qui ont fait du métier des petites bonnes leur fonds de commerce. Mais cela ne saurait suffire pour expliquer le nombre important de ces Cosette des temps modernes. Le phénomène est ancré dans les moeurs. Certes, le fait qu'un ministère marocain ait été associé à l'étude d'un domaine réputé tabou est déjà un acquis. Cela illustre une réelle prise de conscience et une volonté de s'engager contre des pratiques moyenâgeuses. Il y a urgence à le faire, car souvent, cette forme de travail des enfants a pour corollaire un autre, non moins scandaleux, dossier: la prostitution.Dans biens des cas les enfants sont affaiblis, vulnérables lorsqu'ils travaillent pour un salaire de 100 ou 500 DH, et peuvent être facilement convaincus que la prostitution est une solution. Et sur cette question, il ne pourrait y avoir de demi-mesures. Les droits de l'enfant, la dignité doivent devenir des sujets politiques de premier plan.C'est un désastre non seulement individuel, mais aussi collectif. Un pays ne saurait fonder son développement sur l'exploitation d'une frange importante de sa population. Mohamed BENABID

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