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L'Edito

Des voix et des voies

Par Nadia SALAH| Edition N°:5331 Le 08/08/2018 | Partager
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Il y a quelques jours, le chef du gouvernement a réuni des économistes pour mettre leurs imagination et compétences à l’épreuve afin de changer la donne au Maroc.

Certes, il y a derrière l’invitation, l’idée, l’espoir de trouver un nouveau modèle, mais il y a plus urgent.

On le sait depuis des années: le Maroc est le pays qui investit le plus au monde, mais qui n’en tire qu’un maigre bénéfice.  Maigre bénéfice sur les rendements. Plus préoccupante est l’extrême faiblesse des créations d’emplois, quoi qu’en disent El Othmani ou Moulay Hafid Elalamy (RNI, Industrie-commerce-numérique, le mot «investissement» est écrit sur un de ses portefeuilles).

Un petit progrès s’est fait jour: on n’est plus dans le déni total. On voit revenir l’expression «investissements industriels» sans que cela signifie automatiquement et uniquement les facilités-faveurs accordées aux implantations étrangères dans le cadre des métiers du Maroc.  Des opérations réalisées et suivies dans une opacité préjudiciable à la confiance et capable de créer des sentiments d’injustice.

C’est de cela, de confiance et d’équité, dont il est question.

Quel que soit le sens dans lequel on prend le problème, on en revient, on doit en revenir toujours là: comment redonner l’envie d’investir à un peuple majoritairement composé d’entrepreneurs indépendants.

Techniquement, il y a les infrastructures qu’il faut, globalement bien faites. En revanche, les données et les informations sont rares. Par exemple, difficile de découvrir s’il y a de l’ouvrage dans un domaine ou bien s’il y a déjà trop de projets lancés. Or, les administrations municipales, elles, le savent… Elles peuvent partager ce savoir pour réduire considérablement le coût du risque de l’entrepreneur.

Loin de nous l’idée que tout se résout au niveau micro-local, mais au moment où l’on redessine les CRI, «l’hyper-proximité» peut rouvrir des voies et des voix de confiance.

 

 

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