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L'Edito

Des «gnons»

Par L'Economiste| Edition N°:2028 Le 25/05/2005 | Partager

Bouteflika maintient et confirme une ligne dure à l’égard du Maroc. La différence irréductible est que les Marocains sont préoccupés par l’UMA pour le développement économique et social de la région, alors que les dirigeants algériens demeurent fixés sur la domination de l’Algérie sur le reste du Maghreb. N’oublions pas que l’actuel président était l’un des principaux dirigeants lorsque qu’Alger monta de toutes pièces le problème du Sahara. La flambée des prix gaziers soutient cette approche: tant que les rentrées en devises demeureront fortes, l’Algérie continuera la même politique de domination.Il ne sert à rien d’adopter une attitude conciliante. Bien au contraire, elle risque d’encourager nos voisins dans leur stratégie hégémonique. Pendant que Bouteflika rappelle ses positions sur le Sahara, son chef d’Etat-major annonce qu’il achète à Moscou 50 Mig dernier modèle, lesquels viendront s’ajouter aux 170 avions de combat que l’Algérie possède déjà, contre moins de 80 au Maroc!Le déséquilibre est là. Il est impossible d’espérer négocier sur un pied d’égalité avec un adversaire qui ne raisonne qu’en termes de rapports de force.Il est fondamental pour les dirigeants marocains de mettre de côté l’attitude extrêmement conciliante. Il n’y a pas d’autre choix que d’engager un bras de fer. Le Maroc ne manque pas d’atouts, notamment le renforcement de sa position internationale, la démocratisation en cours, la liberté de ton, le statut de la femme et aujourd’hui l’Initiative antipauvreté. Ce sont là des éléments qui peuvent être transformés en actions offensives à l’égard de notre voisin. L’attitude «ould nass» adoptée par le Maroc est contre-productive. Dans une bataille de cette nature, il n’est pas indispensable d’être le plus fort, il faut que l’autre sache qu’il va prendre des «gnons». Il faut d’une manière ou d’une autre le mettre en difficulté et l’obliger à être demandeur de la négociation.Abdelmounaïm DILAMI

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