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    L'Edito

    Déni

    Par L'Economiste| Edition N°:3586 Le 02/08/2011 | Partager

    Franchir un péage d’autoroute gratuitement, ça ne se refuse pas... Mais au risque de décevoir les milliers d’automobilistes que nous sommes, nous avons plus à perdre qu’à gagner de la grève des contractuels d’ADM de ces dernières semaines. Sur la forme, les conditions de précarité que peuvent éventuellement dénoncer les travailleurs intérimaires sont éminemment respectables. Dans ce secteur, il y a des entreprises sérieuses qui ont donné du sens à la responsabilité sociale, mais il y a aussi beaucoup de voyous qui continuent de se comporter en véritables négriers. Sur le fond, bien évidemment c’est une autre paire de manches.
    La demande des contractuels grévistes de l’autoroute est difficilement défendable. Ce n’est pas à ADM, simple donneur d’ordre dans cette affaire, de les titulariser, ni à l’Etat d’ailleurs. Comme nous l’avions rappelé dans une affaire similaire, celle de l’OFPPT en l’occurrence, les orientations sociales en expérimentation depuis quelques mois, au Maroc, sont risquées à bien des égards.
    D’abord, on ne peut prétendre sauver des emplois en faisant fi des règles élémentaires de l’économie de marché. Ensuite, c’est un message extrêmement dangereux qui est en train d’être distillé par notre pays. Lorsqu’on se donne en effet pour ambition de revendiquer un modèle qui prépare les révolutions économiques et sociétales de demain, ce n’est sans doute pas en préconisant l’emploi à vie, en privilégiant le fonctionnaire sur la fonction ou la subvention sur le rendement ou sur le mérite. Ce qui est sûr, c’est que ça ne peut en aucun cas être un facteur de compétitivité pays.
    Pour faire face à la défiance sociale, le gouvernement trouve peut-être son compte en appliquant la stratégie du «courage, fuyons!». La facture de ce déni de réalité pourrait cependant être conséquente.
     

    Mohamed Benabid

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