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L'Edito

Démystifier

Par L'Economiste| Edition N°:2753 Le 10/04/2008 | Partager

Les membres du gouvernement El Fassi donnent l’impression de découvrir ce que tout le monde sait depuis plus d’une dizaine d’années: les riches profitent plus que les pauvres des subventions de la Caisse de compensation. Et les écarts ne font que s’accentuer. Alors, on cible le ciblage, sans remettre en cause l’existence de la Caisse. Les nouvelles études lancées abondent dans le même sens. Même la Banque mondiale ouvre des pistes, avec un benchmark sur les expériences en Indonésie et au Mexique. A la clé, des filets sociaux de sécurité et des aides conditionnées par la scolarisation des petites filles rurales. Attention, dans cette affaire, il ne faut pas perdre de vue l’essentiel: les subventions servent à stabiliser les prix et non à lutter contre la pauvreté. Sur le dossier de la réforme de la Caisse, les études réalisées depuis des années et les scenarii élaborés pour une véritable réforme moisissent encore dans les tiroirs. Finalement, on revient toujours à la case départ.Pendant ce temps-là, les compteurs de la Caisse continuent de tourner. Aujourd’hui, elle est sous-pression. En cause, la flambée des prix des produits pétroliers mais aussi l’abandon du système d’indexation. A ce rythme, elle terminera 2008 avec 37 milliards de DH, une charge bien supérieure au budget d’investissement public pour l’année en cours. En fait, ce qui manque visiblement à ce gouvernement comme aux précédents d’ailleurs, c’est le courage politique. La hantise des «émeutes du pain» a inhibé les plus téméraires. Aujourd’hui, l’approche sécuritaire a évolué. Et les élections municipales de l’année prochaine ne doivent pas pousser à différer ce rendez-vous. Il faut passer le cap, quitte à rectifier le tir par la suite; l’essentiel est de démystifier le dossier.Mohamed CHAOUI

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