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L'Edito

Démocratie salissante

Par L'Economiste| Edition N°:4258 Le 18/04/2014 | Partager

Même si le gouvernement a oublié de reprogrammer les élections, même si l’opposition fait semblant de ne plus s’en souvenir, même si personne ne dit qu’il faut changer le mode de représentation local, il n’en reste pas moins que la vie urbaine est le plus souvent en suspens.
Elle attend que le Souverain viennne donner un coup de pouce.
Mais en quoi consiste ce coup de pouce au juste?
C’est très simple et très compliqué à la fois: il permet aux élus et aux représentants de l’Etat de s’unir pour fixer une vision plus grande et plus large que la gestion du quartier. Et c’est à partir de cette vision-là que les intérêts des quartiers seront servis. Comme toujours au Maroc, la présence royale fait taire les rivalités et les mesquineries des uns et des autres.
C’est déjà un point de départ.
Il faudrait ensuite que les municipalités, toutes les municipalités, tirent profit de ce phénomène de mobilisation dont elles sont capables. Au lieu de retourner à leur routine de marchandages et d’obstruction.
Dans ce genre de balancement entre deux jours de mobilisation et trois mois à créer tous les obstacles possibles (même les moins honorables) pour tout ce qui risquerait de changer la donne locale.
Un exemple entre mille: il faut des années et une trentaine de scrutins pour donner, ou ne pas donner,  le visa d’un investissement. Résultat: le programme d’équipement est en retard. Plus grave encore, le désordre s’installe, avec les soupçons, plus ou moins réels, de corruption.
De plus en plus nombreuses sont les voix sévères avec notre système de gestion municipale. Les gens ont bien vu que l’efficacité dépendait d’équilibres politiques rendus précaires par la loi elle-même. Ils en ont assez de cette démocratie salissante incapable d’assurer correctement  des services publics simples. Incapable aussi de faire assurer les services publics, mais toujours encline à rejeter la faute sur les prestataires. Le Maroc mérite mieux.

Nadia SALAH

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