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L'Edito

Démocratie

Par L'Economiste| Edition N°:2873 Le 03/10/2008 | Partager

DE la gestion de la crise actuelle qui a failli emporter le système financier de la première puissance de la planète, il y a plus d’une leçon à retenir. Depuis sa tombe, John Maynard Keynes devrait savourer la réhabilitation du rôle primordial de l’Etat. Même les «talibans» du tout-marché se sont opportunément convertis à la régulation publique. Mais c’est surtout dans l’attitude des parlementaires américains qu’il faut aller chercher un des principaux enseignements de cette crise, une véritable leçon de démocratie. En rejetant la première mouture du plan Paulson qui faisait supporter 700 milliards de dollars au contribuable, ils n’ont pas seulement cédé à la pression de la rue comme l’ont conclu un peu trop hâtivement certains experts. Ils ont surtout apporté une nouvelle démonstration de la vitalité du système démocratique de leur pays en prouvant qu’ils n’étaient pas des béni-oui-oui. Si le principe de «faire quelque chose» fait l’unanimité afin d’éviter une crise systémique aux conséquences bien plus dévastatrices, les élus républicains (2 sur 3 avaient voté contre) ont voulu s’assurer de la viabilité et de l’équité de l’effort colossal demandé au contribuable. Ce n’est pas parce que le plan émanait d’un Exécutif du même bord politique qu’eux qu’ils devaient y adhérer aveuglément. Sauvetage oui, mais pas dans la précipitation qui aurait conduit à un schéma qui ressemble à une prime à l’aléa moral. Les parlementaires américains ont pleinement exercé leur rôle de surveillance du gouvernement. Cet esprit d’indépendance devrait inspirer plus d’un de ce côté-ci de l’Atlantique où, sur bien des dossiers y compris les plus lourds, le citoyen ,lambda a souvent l’impression que les initiatives de l’Exécutif passent sans débat. Comparaison n’est pas raison certes, mais les principes démocratiques, eux, ont le même ADN.Abashi SHAMAMBA

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