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L'Edito

Démission

Par L'Economiste| Edition N°:1030 Le 01/06/2001 | Partager

Les Américains adorent s'en remettre à leurs tribunaux, au point qu'on a inventé pour eux le concept de la “république des juges”. Mais quand Al Gore a voulu faire entrer son pays dans l'ère des autoroutes de l'information, Bill Clinton ne lui a pas intenté un procès pour l'en empêcher au nom des intérêts des producteurs de fils de cuivre!Au Maroc, on découvre l'Etat de droit. Trois ministres successifs de l'Agriculture s'en servent pour ne pas avoir à prendre de décision dans l'affaire du “blé contaminé”; deux ministres se battent à coup de procès au lieu de suivre l'arbitrage de leur Premier ministre; deux professions complémentaires, les entrepreneurs et les architectes, se prennent au collet, faute d'arbitrage politique.Ce désordre vient de ce que la question fondamentale du rôle de l'Etat n'est plus posée. Ce rôle ne se limite pas à la mise en oeuvre de l'Etat de droit. L'Etat de droit ne signifie nullement que le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif se déchargent de leurs responsabilités sur les juges et les tribunaux. Les lois et règlements que les tribunaux sont appelés à mettre en oeuvre, sont élaborés, adoptés et initiés par le législatif et l'exécutif. C'est par là même qu'ils assument leur rôle et leurs responsabilités.La philosophie de l'Etat anime sa manière de concevoir ses responsabilités et définit sa ligne politique. Tout cela est concrétisé par les règles de droit qu'il crée et met en oeuvre. Lorsque le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif en viennent à ne plus assumer ce rôle, comme c'est le cas en ce moment, nous sommes en présence d'une démission du pouvoir politique. L'Etat de droit n'a rien à voir là-dedans. Bien plus, la notion d'Etat de droit semble surtout utilisée pour camoufler le vide conceptuel existant au niveau du pouvoir politique.Ce n'est plus de l'Etat de droit, c'est une manière irresponsable de détruire l'Etat tout court. Abdelmounaïm DILAMI

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