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L'Edito

Démagogie

Par L'Economiste| Edition N°:4120 Le 25/09/2013 | Partager

Encore du bavardage sur les transports urbains? Les usagers ont ainsi l’embarras du choix entre une «nouvelle feuille de route» et une «politique de la mobilité» que deux journées de conférence à Rabat promettent pour... la Saint-Glinglin. Fort heureusement, le bon sens commun distingue assez bien ce qui est concret de ce qui est virtuel pour l’heure.  Le réel justement c’est celui de la gouvernance d’un secteur qui a été en crise, et pendant des années un enjeu de pouvoir. Qu’il s’agisse de mainmise directe ou des jeux d’influence.
Les archives dans ce dossier sont truffées de rodomontades, de promesses de réformes, de suppression d’agréments, de retour à une logique de marché, d’opérateurs de gestion déléguée, dégoûtés comme pour Stareo à Rabat. Le réel aussi c’est celui d’un gouvernement qui navigue à vue, en faisant de l’anti-économie,  désubventionnant d’une main les prix des carburants pour redonner de l’autre des aides aux taxis... Le réel enfin, c’est  celui des seules vitrines réussies, techniquement mais pas financièrement (au regard des critères de rentabilité), que sont les deux tramways de Rabat et de Casa. Expériences qui militent pour une révision urgente de la politique de transport urbain, une concrétisation de la connectivité, pour ne pas prendre le risque d’obérer la cohabitation de deux systèmes qui se superposent, l’un moderne, l’autre archaïque. Le maillon faible pour l’heure c’est celui d’une économie, souterraine s’il faut la rapporter aux impératifs de mise à niveau, apparente s’il faut la situer dans les grilles de fichage des véhicules et des agréments par les services des préfectures et des wilayas. Rien qu’à Casablanca, ce sont près de 9.000 taxis qui passent chaque matin le filtre du pointage (moyennant 2 DH). L’ennui c’est que ce contrôle n’assure ni des conditions de sécurité, ni d’hygiène ou de confort.  Sur ce sujet, les Marocains attendent autre chose que de la démagogie.
 

Mohamed Benabid

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