×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    L'Edito

    Déloyauté

    Par L'Economiste| Edition N°:2136 Le 24/10/2005 | Partager

    Le projet de loi de Finances inscrit toute une ribambelle de modification fiscales, sans grand impact sur les recettes publiques ni de grand impact sur l’élargissement de l’assiette. Le principe est d’harmoniser le système, lutter contre les ruptures de chaîne ou réduire les inégalités. Mais est-ce vraiment de petites mesurettes dont on a besoin pour changer la donne fiscale de ce pays?Nul ne l’ignore: une poignée d’entreprises font les recettes de l’Etat, les autres sont aux abonnés totalement absents ou partiellement absents.Introduite en 1986, il y aura 20 ans l’année prochaine, la TVA était censée aider à lutte contre les fraudes. Elle l’a sans doute fait car, avec cette taxe, il vaut mieux déclarer quand on veut récupérer. Cela fonctionne puisqu’il est un fait que chaque année ou presque le taux de croissance des recettes a été plus élevé que le taux de croissance du PIB. Mais ce n’est pas suffisant.En effet, 20 ans après l’introduction de la Taxe sur la Valeur Ajoutée, on peut être déçu: la contagion de la transparence n’est pas assez rapide, pas assez systématique.En fin de course, la concurrence déloyale continue à faire des ravages dans le tissu économique et social marocain. Cette concurrence est bien plus périlleuse que celle qui découle de l’ouverture des frontières, puisqu’elle joue sur des sommes de taux considérables: 20% de TVA, 39-35% d’IS, 44% d’IGR… De plus, ce danger ne s’arrête pas là, puisque la fraude, pour pouvoir continuer, empoisonne et corrompt des pans d’administrations.A cela s’ajoute le recouvrement des impôts et taxes, lequel reste bien imprécis et bien inégal.Evidemment, le fisc et la trésorerie générale ne doivent pas renoncer à unifier le système. Ils ne doivent pas non plus renoncer à sévir, sanctionner… Mais l’ampleur des problèmes est telle qu’il faudra vraiment changer la donne, réviser de fond en comble la conception même que l’on se fait d’un système fiscal. Nadia SALAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc