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L'Edito

Délinquances

Par L'Economiste| Edition N°:2889 Le 27/10/2008 | Partager

Encore un vol de câbles! Cette fois les conséquences ont été particulièrement graves et, en plus, des casernes et une résidence royale ont été touchées. Il faut savoir que ces vols sont fréquents, qu’ils concernent toute sorte de matériel électrique (y compris des transformateurs!), et cela dure depuis très longtemps. Rien que pour l’ONE et pour la seule année 2007, les vols ont coûté 250 millions de DH. Vous avez bien lu: 250 millions de DH, un quart de milliard. Ceci équivaut au prix d’un barrage, ce genre de barrage qui aurait arrêté les inondations meurtrières de la semaine dernière. Et combien de douars perdus auraient-ils pu être électrifiés avec ce quart de milliard?! Ce n’est que maintenant que l’Office parle de ce problème (cf. L’Economiste du 22 août 2008), lequel concerne aussi les régies et les concessionnaires. Avant, on cachait cette réalité car on préférait conserver de bonnes relations avec les gouverneurs et la gendarmerie (sic). On croit rêver: nous voilà en train de jeter à grosses poignées l’argent du contribuable et des consommateurs par les fenêtres... juste pour que les responsables des services publics continuent d’avoir des relations conviviales entre eux!C’est énorme, et pourtant ce n’est pas tout. Pour voler du matériel électrique pendant qu’il fonctionne, il faut être des professionnels, et dans ce Maroc qui en manque cruellement, il ne doit pas être si difficile de repérer ceux qui sont aussi des voleurs. De plus, une demie tonne de cuivre ou un transformateur ne sont pas exactement le genre de produits que l’on trouve chez les épiciers du coin... Ce sont évidemment des réseaux professionnels qui traitent ces vols.Il est d’autant plus aisé de les repérer que quartiers et douars sont finement quadrillés par le réseau des chioukhs, mokaddems et caïds. Ils ont fait leurs preuves pour lutter contre la «délinquance politique». Sont-ils si incapables de lutter contre la délinquance tout court?!Nadia SALAH

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